** Titre japonophone : 風立ちぬ (Kaze tachinu)
** Titre francophone : Le vent se lève
** Format : Film couleur
** Année : 2013
** Pays de production : Japon
** Langues originales : Japonais et quelques mots en Français - Allemand - Italien
** Vu en langue > Française
** Visionné : le 31 mars 2026
** Temps : 2h06min
** Sortie France : 22 janvier 2014
** Classification France : Tous publics
** Genre : Animation - Biographie romancée
** Réalisateurs : Hayao Miyazaki
** Acteurs (voix originales) : Hideaki Anno - Miori Takimoto
Hidetoshi Nishijima - Masahiko Nishmura
** Ma note : 3.5 / 5
** Synopsis : Une nuit, un jeune garçon, Jirō Horikoshi, rêve qu'il pilote un prototype d'avion aux ailes d'oiseau ; son rêve se termine en cauchemar lorsqu'il est attaqué par un énorme bombardier. Jirō s'éveille et entame une journée ordinaire dans le Japon de 1918, où il grandit en compagnie de sa famille. Jirō est un jeune garçon travailleur, épris de justice et surtout passionné d'aéronautique. Il collectionne avidement les revues d'aéronautique étrangères qu'il lit en anglais, langue qu'il est en train d'apprendre. Le soir venu, il s'allonge sur le toit de sa maison pour contempler les étoiles et regarder au loin, espérant ainsi soigner ses problèmes de vue qui risquent de l'empêcher de devenir pilote. Il rêve de Caproni, ingénieur italien ayant conçu de somptueux modèles d'avions, dont un hydravion à neuf ailes. Jirō est rejoint par sa jeune sœur Kayo, qui montre des étoiles filantes à son frère, que ce dernier ne distingue pas à cause de sa mauvaise vue. Devenu un jeune homme, Jirō étudie l’ingénierie aéronautique à l'université impériale de Tokyo. Dans un train, alors qu'il prend l'air sur la plate-forme arrière d'une voiture, son chapeau s'envole et est rattrapé par une belle jeune fille. Lorsqu'elle lui restitue l'objet, elle prononce en français un vers d'un poème du Français Paul Valéry, Le Cimetière marin, récemment paru : « Le vent se lève... » Jirō complète aussitôt : « ...il faut tenter de vivre ! » Intrigué, Jirō regagne son compartiment, mais le train déraille sous l'effet d'un fort séisme (le séisme de 1923 de Kantō). Ayant survécu à la catastrophe, Jirō croise à nouveau la jeune fille accompagnée de sa gouvernante, laquelle s'est fracturé le pied. Il leur donne à boire et les aide à regagner leur maison à Tokyo, puis part sans pouvoir leur donner son nom ni leur demander les leurs. Jirō se rend alors à l'université où les étudiants tentent de sauver les livres menacés par l'incendie qui s'est déclaré dans la ville ; le vent menace de propager le feu dans tout Tokyo. On assiste en parallèle à l'envol du Caproni Ca.60, qui, à peine envolé, s'écrase sous les yeux de Caproni. Rentré chez lui, Jirō se rend compte qu'il est amoureux de la jeune fille, mais, lorsqu'il a le temps de rechercher sa maison, il ne découvre plus que des ruines. Deux ans après, alors qu'il se trouve à l'université, Jirō reçoit un colis de la part de la famille de la jeune fille ; il bondit à la poursuite de la personne qui l'a apporté, mais ne parvient pas à la retrouver. De retour chez lui, il discute avec sa sœur Kayo qui lui reproche de négliger les siens. Kayo dit vouloir s'orienter vers des études de médecine, chose nouvelle pour une femme à l'époque ; elle obtient de Jirō qu'il l'aide à convaincre leur père. De son côté, Jirō part travailler pour Mitsubishi à Nagoya. En 1927, à Nagoya, Jirō retrouve un ami étudiant, Honjō. Leur supérieur, Kurokawa, confie à Jirō la conception des plans d'une pièce de l'aile d'un nouveau modèle d'avion de chasse à la suite d'un appel d'offres de l'aéronavale. Jirō travaille d'arrache-pied avec le matériel précis qu'il a apporté de Tokyo et imagine des plans audacieux. Quelque temps après, en visitant les hangars où sont construits les avions, Honjō et Jirō se rendent compte que la pièce a déjà été conçue et que ce premier travail n'était qu'un moyen pour Kurokawa de mettre à l'épreuve les compétences de sa nouvelle recrue. Impressionné par les plans, Kurokawa garde Jirō. Mais une fois le prototype réalisé, le vol d'essai est un échec et l'aéronavale choisit un concurrent. En rentrant chez lui, Jirō aperçoit trois enfants affamés et leur offre des gâteaux (des « siberia »), mais ils s'enfuient ; il raconte l'anecdote à Honjō qui ironise sur son caractère chevaleresque en lui rappelant que les coûts énormes des recherches auxquelles ils s'adonnent pourraient assurer l'alimentation de beaucoup de Japonais pauvres. Mitsubishi s'oriente vers la conception de bombardiers et collabore avec l'entreprise allemande Junkers. En 1929, Honjō et Jirō sont alors envoyés en voyage d'étude en Allemagne. Là, ils sont impressionnés par la supériorité technique de l'aviation allemande (notamment par le Junkers G 38) mais rebutés par la morgue qu'affichent leurs partenaires allemands. Sur le chemin du retour à l'hôtel, ils assistent à une inquiétante course-poursuite entre un homme et des militaires, sans en comprendre les tenants et les aboutissants. Jirō est devenu un travailleur acharné qui néglige sa santé ; Honjō, plus pragmatique, prend soin de lui comme un frère. Tous deux rêvent de concevoir un modèle d'avion capable de combler le retard du Japon en matière d'aviation. Selon Honjō, son pays est, vis-à-vis de l'Allemagne, dans la même situation qu'Achille par rapport à la tortue. Finalement, Jirō reçoit l'ordre de poursuivre son voyage ailleurs en Europe tandis que Honjō reste en Allemagne. Jirō rêve à nouveau de Caproni, qui lui explique sa vision de l'aéronautique : les avions sont des inventions magnifiques mais au destin funeste puisqu'elles peuvent être utilisées comme des armes dévastatrices. Caproni préfère concevoir des avions civils, mais il annonce à Jirō qu'il va prendre sa retraite, car, selon lui, un ingénieur ne dispose que de dix ans de vie créative ; Jirō, lui, commence seulement les siennes et Caproni lui souhaite bon courage. En 1932, Jirō, de retour au Japon, travaille sur un nouveau modèle d'avion de chasse, dont le vol d'essai en 1933 est un échec. Épuisé, Jiro se dirige vers Karuizawa, une station de montagne, et décide de se reposer un moment. Un après-midi, pendant une promenade, il rattrape le parasol envolé d'une jeune femme qui peint sur une colline voisine et le remet au père de l'inconnue. Le soir au dîner, Jirō remarque la jeune fille ainsi qu'un homme au long nez. Le lendemain, Jirō rencontre la jeune fille dans un bois et tous deux se reconnaissent : ils s'étaient déjà rencontrés dans le train au moment du séisme. La jeune fille se nomme Nahoko Satomi et tous deux sont manifestement amoureux. Au soir, tandis que Jirō guette l'arrivée de Nahoko, il est abordé par l'homme au long nez, un Allemand aimable et cultivé nommé Castorp. Pendant la discussion, Castorp s'inquiète de l'expansionnisme nazi qui risque de déboucher sur une guerre. Le père de Nahoko arrive alors et apprend à Jirō que Nahoko est malade et n'a pas pu paraître ce soir-là. Quelque temps après, Jirō revoit Nahoko à son balcon et tous deux s'amusent avec un avion en papier conçu par Jirō. Jirō finit par demander la main de Nahoko à son père ; tous deux acceptent, mais Nahoko prévient Jirō qu'elle est atteinte de la tuberculose et ne l'épousera qu'une fois guérie. De retour à Nagoya, Jirō est accueilli par Honjō, qui lui montre un prototype de bimoteur, qui deviendra plus tard le Mitsubishi G3M. De son côté, Jirō poursuit son travail sur son nouvel avion. Mais la police secrète s'intéresse à lui en tant que possible dissident politique, et Kurokawa l'aide à s'éloigner quelque temps. Un jour, Kurokawa transmet à Jirō un télégramme urgent : Nahoko a craché du sang et va très mal. Jirō prend le premier train toutes affaires cessantes pour aller au chevet de Nahoko, mais doit repartir le soir même. Nahoko part se reposer dans un sanatorium isolé dans la montagne, bien décidée à guérir. Mais l'éloignement lui pèse et elle décide finalement de rejoindre Jirō pour l'épouser, vivre avec lui et le soutenir dans son travail. Jirō et Nahoko demandent alors à Kurokawa et à son épouse de les marier ; d'abord réticent, Kurokawa, fléchi par son épouse, accepte et la cérémonie a lieu. Jirō se replonge ensuite dans son travail et vit une période heureuse avec Nahoko, qui occupe ses loisirs à se promener et à peindre. Mais l'état de santé de cette dernière s'aggrave peu à peu. Les époux sacrifient la santé de Nahoko pour profiter du temps qu'il leur reste à vivre ensemble ; Nahoko encourage par exemple Jirō à fumer tout en restant près d'elle alors que la fumée est mauvaise pour ses poumons. Kayo, devenue interne en médecine, comprend que Nahoko se met en danger et en fait le reproche à Jirō, suggérant que Nahoko retourne dans un sanatorium pour se faire soigner; mais les époux ne supportent pas l'idée de vivre séparés. Grâce au soutien de Nahoko, Jirō termine enfin la conception de son nouvel avion et part quelques jours assister au vol d'essai. Pendant ce temps, Nahoko, qui attend une visite de Kayo, annonce qu'elle part se promener ; le bus qui amène Kayo la croise sur la route. Kayo découvre en arrivant que Nahoko a laissé plusieurs lettres, où elle explique qu'elle repart pour le sanatorium. Elle comprend alors que l'état de santé de Nahoko est désespéré et qu'elle a préféré s'isoler pour mourir, afin de ne laisser que de bons souvenirs à Jirō. Dans le même temps, le vol d'essai du nouvel avion de Jirō est un succès retentissant, mais l'ingénieur est saisi par la certitude que Nahoko est morte et ne partage pas l'enthousiasme général. Ensuite, les escadrilles des chasseurs japonais conçus par Jirō s'envolent dans le ciel pour bombarder des civils. Quelques années plus tard, Jirō se retrouve dans une plaine jonchée de carcasses d'avions, puis rejoint Caproni sur le lieu de leur première rencontre. Jirō lui dit son impression d'être en enfer, et regrette qu'aucun appareil ne soit revenu. Caproni lui montre un ciel immense constellé d'avions de différents types : ceux conçus par Jirō montent rejoindre les autres. Caproni affirme que Jirō peut être fier de ses avions et lui conseille de penser à ce qu'il a de plus cher. Puis il lui fait remarquer que quelqu'un l'attend là depuis longtemps : Nahoko apparaît alors et dit à Jirō de vivre, vivre sa vie, avant de disparaitre. En larmes, Jirō murmure : « Merci ! Merci ! ». Caproni lui répète le conseil, puis lui propose tout d'abord de prendre un verre chez lui ; les deux ingénieurs s'éloignent alors.
