Dans les années 1990, j'allais souvent au cinéma. Quand je me trouvais chez mes grands-parents paternels, ils me demandaient ce que j'avais vu et on se rendait au cinéma. Ensemble; on a vu entre autres: Germinal et Titanic. Ca ne me dérange pas de voir un film ou une série plusieurs fois car on peut louper des choses la première fois. Je dédie ce blog à Michel et Alice.
Ma tante était professeur d'anglais et me dit toujours de regarder les films et séries en version originale, elle a raison. Mais je vous laisse le choix, je sais que pour certaines personnes c'est difficile. Voilà pourquoi j'ai mis "visionné en langue..." Et bien sûr il y a aussi des sous-titres si besoin. Vous me demanderez pourquoi je n'écoute pas en anglais. Cela ne me dérange pas de voir un film en version originale avec sous titres parce que mon anglais n'est pas assez mais je suis super flemmarde (paresseuse).

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141 - La traversée de Paris

** Titre francophone :  Du rififi à Paname

** Adaptation nouvelle :  Traversée de Paris de Marcel Aymé publié en juillet 1946

** Format :  Film noir et blanc

** Année :  1956

** Pays de production :  France

** Langue originale :  Français

** Vu en langue > Française

** Visionné :  le 31 mars 2026

** Temps :   1h20min

** Sortie France :  26 octobre 1956

** Classification France :  Tous publics

** Genre :  Comédie - Drame - Histoire

** Réalisateur :  Claude Autant-Lara

** Acteurs :  Jean Gabin - Bourvil - Louis de Funès

Jeannette Batti

** Ma note :  3.8 / 5

** Synopsis :    Paris en 1942, lors de l'Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale. L'armée allemande réquisitionne les immeubles, véhicules, biens et même les vivres. La vie quotidienne des Français est donc difficile, car ceux-ci doivent non seulement subir les conséquences de la défaite mais aussi la présence de l'armée d'occupation. Marcel Martin, un chauffeur de taxi au chômage, gagne sa vie en livrant clandestinement des colis de nourriture de contrebande au marché noir. Un soir, il est engagé pour transporter à pied et à l'autre bout de la ville (plus précisément, de la rue Poliveau à la rue Lepic) quatre valises contenant les morceaux d'un cochon. Se rendant dans la cave de son commanditaire, l'épicier Jambier, Martin y joue de l’accordéon pendant que l’on débite l’animal. Martin se rend ensuite avec sa compagne Mariette dans le café-restaurant où il doit retrouver son partenaire habituel de ces transports clandestins. Mais Martin y apprend que son complice vient d'être arrêté par la police, après que celui-ci a brandi une valise contenant du savon de contrebande. Au même moment, un inconnu entre dans le café et demande du savon pour se laver les mains, en présence de deux agents de police qui recherchent un voleur de charbon. L'inconnu revient des toilettes et, sur un malentendu (concernant la fidélité de Mariette), Martin lui propose une « affaire » et l'invite à partager son dîner. Martin cherche en fait à le retenir, craignant que l'homme n'ait donné un rendez-vous à sa femme. Il lui propose donc de faire le transport du cochon avec lui. Ce choix se révèle vite calamiteux car ce personnage, un certain Grandgil, est loin d'être docile. Accompagnant Martin chez l'épicier Jambier pour récupérer la viande à transporter, Grandgil en profite pour extorquer une forte somme d’argent à Jambier en le terrorisant, l'épicier craignant que celui-ci ne soit en réalité un policier en civil. Après des vociférations, Jambier, exténué, accepte de payer le prix exorbitant demandé par Grandgil pour le transport ; il met ensuite à la porte les deux porteurs de valise, content de les voir enfin déguerpir et sans avoir payé Martin. L'expédition nocturne des deux hommes, en plein couvre-feu, est émaillée d'incidents. Ainsi, dans un café où Grandgil et Martin se sont réfugiés pour éviter une patrouille de police, Grandgil prend à partie le patron et la patronne de l'établissement (car ceux-ci exploitent une employée juive et ne se cachent pas de vouloir les dénoncer à la police étant donné leur douteux chargement), puis il s'en prend aux clients qu'il traite de « salauds de pauvres ! », commençant à s'énerver quand ceux-ci font mine de lui dérober une valise. Par la suite, alors que les deux hommes sont suivis par deux agents de police qui font mine de les contrôler, Grandgil se met à réciter un poème en allemand à Martin, ce qui amène les deux policiers à prudemment passer leur chemin. Peu après, s'étant arrêtés à l'hôtel où loge Martin, Grandgil téléphone à un ami (car il ne se souvient plus de l'auteur du poème allemand) ; Mariette l'entend parler en allemand et, anxieusement, le rapporte à Martin. Mariette, sur le point de quitter son homme (à la suite d'une gifle qu'il lui a donné au café) se ravise, sentant Martin en danger. Reprenant leur chemin, les deux hommes sont peu après abordés par un policier qui leur ordonne de se rendre au poste de Police pour un contrôle d'identité ; Grandgil s'en débarrasse en l'assommant, les deux compères en profitant pour s'échapper. Plus tard, fuyant une patrouille allemande qui arrive vers eux, les deux hommes finissent par se réfugier dans l'appartement de Grandgil. Martin découvre avec stupéfaction que son acolyte est en réalité un artiste-peintre, bénéficiant d’une certaine renommée. Le quiproquo est entretenu par Grandgil, lequel s'est présenté à Martin en tant que « peintre ». Grandgil choisit de suivre Martin dans son aventure nocturne, uniquement par curiosité, pour expérimenter ce qu'il est possible de faire en temps d'Occupation. Poursuivant leur parcours, les deux compères arrivent finalement devant la boucherie de la rue Lepic, là où ils doivent livrer leurs colis, mais trouvent porte close. Leur retard et la lâcheté ambiante de cette période entraînent l'épuisement nerveux de Martin. Les deux font alors un tel tintamarre pour qu'on leur ouvre la porte, qu'une patrouille allemande intervient et les arrête. Arrivés à la Kommandantur, un officier allemand reconnaît le peintre Grandgil. Il s’apprête à faire relâcher les deux hommes lorsqu’on annonce l’assassinat d’un colonel ; les Allemands prennent des otages. L’officier allemand parvient cependant à sauver Grandgil tandis que Martin, lui, est embarqué avec les autres otages dans un camion, celui-ci partant vers une destination inconnue et une conclusion qui semble sinistre. Les années passent. Paris est finalement libéré et on retrouve Grandgil sur un quai de la gare de Lyon, suivi par un porteur de valises. Quand il arrive à son compartiment de train, Grandgil reconnaît soudainement par la fenêtre son porteur, qui n'est autre que Martin, vieilli et un peu désolant, celui-ci convoyant, comme toujours, les valises des autres.